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Voici six conseils supplémentaire pour savoir comment répondre correctement aux questions des recruteurs. Si tu n’as pas déjà lu la liste des 51 questions d’entretien pour te préparer, c’est ici que ça se passe !

Conseil °1 : Bien gérer son temps de réponse

Premier conseil : le temps.
Lorsque ton entretien a une durée bien précise et que d’autres candidats attendent derrière toi, s’égarer dans une mauvaise gestion du temps peut être impardonnable.

Pourquoi ? Certaines questions ont plus de valeur que d’autres, aux yeux du directeur assis en face de toi.

Un exemple concret.
La question sur ta présentation générale ou encore tes hobbies doit être passée relativement rapidement. Un peu comme quand tu étais encore au lycée. Certaines questions valent plus de points que d’autres.

Si ces deux questions compteraient pour un point lors de l’entretien de recrutement, la question “Pourquoi êtes-vous le candidat idéal ” serait en revanche sur 5 points.

Une bonne maîtrise du temps est donc nécessaire.

Conseil °2 : Bien se préparer

Être préparé pour le jour J, te permet de bénéficier d’une spontanéité que tu n’aurais pas autrement – à moins de s’appeler Leonardo Dicaprio dans « Attrape-moi si tu peux« .

Mais la spontanéité ne doit pas être confondue avec l’improvisation.

Il y a toujours des questions où tu devras improviser : il s’agit d’une conversation après tout, et non d’un interrogatoire. Avoir préparé les grandes lignes de tes réponses permet à ton cerveau de mieux les organiser lorsque tu devras y répondre.

Conseil °3 : Répondre de façon concrète

 » C’est léger comme réponse  »
En entretien de recrutement, une réponse superficielle est une réponse qui n’aura pas beaucoup de poids dans ton argumentaire. Et qui donc, ne convaincra probablement pas ton futur patron.

Comment ajouter une dimension profonde à tes réponses alors ? Un conseil : pour chaque élément que tu avances, accompagnes ta réponse d’un fait précis.

“Je suis responsable : je m’occupe bénévolement d’adultes handicapés depuis mes 18 ans, au sein de l’association Handiligue.”

Plus tu mettras de détails concrets, le mieux. Bien évidemment, sois cohérent dans le choix de tes exemples : choisis ceux qui illustrent le mieux ce que tu viens de dire.

De la même manière, mieux vaut ne pas éluder les questions d’un entretien d’embauche. Sauf si clairement il s’agit d’un test (les questions sont alors provocantes).

Conseil °4 : Etre conscient de la question “sous” la question

Pourquoi cette interrogation t’est posée ? Qu’est susceptible d’apporter ta réponse ? Que cherche précisément à savoir l’employeur sur son futur salarié ?

Entraîne-toi avec les Questions d’entretien d’embauche de ce guide pour entre-apercevoir la raison derrière chacune d’entres-elles. Cet exercice te permettra d’adapter ta réponse en conséquence.

Exemple.
Dans l’exemple de la question sur les hobbies et les passions : qu’est-ce que cela a à voir avec ta candidature ?

Est-ce qu’il s’agit de convenir ensemble d’une partie de golf plus tard ? Certainement pas. En revanche, certaines qualités que sous-tendent tes passions peuvent renseigner sur ton caractère et correspondre particulièrement au poste visé (softskills).

Entraîne-toi à « entendre » entre les mots.

Conseil °5 : Mettre en place une “stratégie de vente” dans tes réponses

C’est vrai.
Tu ne vas pas chercher à vendre des calendriers au recruteur. A place, c’est TOI que tu vas devoir vendre lors de l’entretien de motivation. Ou plutôt, tu vas devoir lui vendre tes compétences et ton expertise.

Pourquoi être naturel ne suffit pas ?
Si tu es-là assis en face de lui, c’est qu’il y en aura au moins dix qui suivront. Alors à moins d’avoir un super feeling avec le recruteur ou d’en appeler uniquement à la chance, tu vas devoir apprendre à être acteur dans ta vente.

Et cela passe par une stratégie de vente.

Pose-toi ces questions.
Quelle est ta première qualité ? Pourquoi es-tu différent des autres ? Qu’est-ce qui fait que ta candidature est idéale ?

Travaille sur ton image de marque. Si ce n’est pas déjà fait, prend cinq minutes pour lire la méthode de l’eskimo.

Lorsque tu répondras à chaque question d’entretien d’embauche, ta réponse devra être cohérente avec ton « packaging ».

Conseil °6 : Sous-estimer les questions du recruteur

Un dernier point.
Penser que tu es plus intelligent que le recruteur et plus intelligent que les questions qu’il posera lors de l’entretien.

Il existe deux façons de se positionner lors d’un meeting : soit tu le surestimes, soit tu le sous estime.

Je te conseille d’opter pour la première position, mieux vaut être préparé au pire.

Avec le nombre d’entrevues professionnelles que ton futur employeur a déjà fait passées : il prendra forcément du recul face à tes réponses.

Un peu de sincérité.
Ne lui affirme pas que tu as confiance en toi, si tu arrives à peine à le regarder dans les yeux en plein entretien. Évite aussi de lui citer des réponses toutes prêtes et impersonnelles. Imagine un peu le nombre de fois qu’il les aura entendue !